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Des éoliennes géantes :Une indépendance énergétique en trompe l’œil

mardi 4 juin 2013, par Association de protection du site des Petites Dalles

Une indépendance énergétique en trompe l’œil

L’électricité ne se stocke pas (sauf en très petite quantité) Le vent souffle « quand il veut ». Les éoliennes n’apportent donc aucune puissance garantie. Pour satisfaire en permanence les besoins des usagers, dès que les éoliennes s’arrêtent, le relais doit être pris par des centrales thermiques seules capables de démarrer rapidement. Leur rendement est médiocre car elles compensent les variations continuelles du vent. Par Kwh produit, le tandem éoliennes-centrales thermiques consomme plus de carburant fossile et dégage plus de CO2 que la moyenne nationale actuelle.

Une bien coûteuse gratuité  Si le vent ne coûte rien, il faut cependant ajouter au prix des éoliennes celui : de centrales thermiques supplémentaires des gazoducs pour alimenter les turbines à gaz des lignes de transport d’électricité

EDF a l’obligation d’acheter l’électricité produite par les éoliennes. Lorsque celles-ci produisent de l’électricité, la France est souvent en situation exportatrice. Dans ce cas, l’électricité qui sera achetée à Fécamp 200 €/Mwh sera alors revendue à perte entre 40 et 60 €/Mwh.

Pour les éoliennes terrestres, le prix d’achat est de 82 €/MWh. Encore faut-il être en mesure de transporter cette électricité jusqu’au consommateur. Le réseau local ne peut en acheminer que de faibles quantités. Une part très importante est perdue. Pour EDF, le coût du Kwh éolien distribué est augmenté d’autant. Ces pertes sont estimées par Jacky Ruste, Docteur Ingénieur de l’Université de Nancy, à près de la moitié l’électricité d’origine éolienne à acheminer sur le réseau moyenne tension. Ce que confirme RTE en termes diplomatiques : « Sans développement du réseau de transport d’électricité pour raccorder les énergies renouvelables au réseau national, les nouvelles sources d’énergies tourneraient à vide ». http://www.rte-france.com/uploads/m...

Une taxation sournoise La Contribution au Service Public de l’Electricité (CSPE), créée en 2003, vise à couvrir essentiellement la politique de développement des énergies renouvelables. Le surcoût correspondant devrait atteindre 8 Mds € en 2020 (Comité de Régulation de l’Energie- CRE). Le Tarif d’Utilisation des Réseaux Publics (TURPE) va exploser en raison des investissements de raccordement et d’interconnexions liés au développement des énergies renouvelables. Le doublement de la CSPE et la hausse de la TURPE participeront fortement à l’augmentation de 50 % du prix de l’électricité en 2020.

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