Les Petites Dalles et la Mémoire des Hautes Falaises
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Alerte marée noire dans la Manche ?

Eoliennes géantes en Manche

vendredi 17 mai 2013, par Association de protection du site des Petites Dalles, Jérôme Seyer

Densité du trafic (http://atlas-transmanche.certic.uni...)

La Manche est une zone d’activités maritimes historiquement dense, le plus puissant carrefour maritime du monde (A. Vigarié, 1979). Elle représente, en effet, un lieu de transit obligatoire pour les navires circulant entre l’océan Atlantique et le Northern Range, première façade portuaire du monde qui s’étend de l’Elbe à la Seine, de Hambourg au Havre et Rouen, et dessert toute l’Europe du Nord-Ouest, combinant bassins industriels et bassins de consommation importants.

La densité du trafic maritime y est sans équivalent au monde, avec près de 20% du trafic mondial. À une circulation de marchandises longitudinale très dense s’ajoutent de très nombreux mouvements transversaux entre les côtes britanniques et françaises, notamment le transport de 70 000 passagers par jour entre le Royaume-Uni et la France. Parmi l’ensemble des marchandises transportées, on recensait, en 2006, plus de 313 millions de tonnes de produits dangereux.

http://atlas-transmanche.certic.uni...

La Manche constitue une zone maritime resserrée. Sa profondeur ne dépasse pas 120 mètres et se réduit d’Ouest en Est pour n’être, au maximum, que de 65 mètres dans le détroit du Pas de Calais, certaines zones n’excédant pas 30 mètres de profondeur. Une telle configuration géographique induit des courants marins parmi les plus violents du monde. Ce trafic intense sur le Détroit est très « accidentogène ». L’Etat, conscient du risque, a donc décidé d’affréter deux remorqueurs de haute mer, l’abeille Languedoc et l’abeille Liberté, chargés d’assurer les missions d’assistance et de sauvetage entre Cherbourg et Calais, soit 1300 kms de côtes ! Quel serait l’effet d’un gros navire dérivant dans un champ d’éoliennes par des vents de force neuf ou dix avec un courant dans le sens du vent ? Le remorquer est déjà périlleux sans la présence d’obstacles. L’exemple des marées noires passées et leurs conséquences dramatiques devraient nous faire réfléchir. En cas de collision, qui cède ? L’éolienne ou le navire ? Toute fuite si près de la côte souillerait irrémédiablement celle-ci !

Voir en ligne : Atlas transmanche sécurité (université de Caen)

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